Saint-Émilion, ermite du VIIIe siècle

Émilion, ou Emilianus était un breton originaire des environs de Vannes. Très vite il eut le désir de la vie religieuse. Devant la renommée de ces actes, il s'expatria vers la région de Saintonge, mais c'est la solitude qui l'attirait, aussi se dirigea-t-il vers la forêt près de la Dordogne.

Il vécut en ermite dans la région qui porte actuellement son nom. Des adeptes le rejoignirent, si bien qu'il vint vivre au centre du village dans un ermitage, que l'on visite encore, et il créa un lieu de culte dans une église souterraine.

Ses disciples durent observer la règle de Saint-Benoît. Saint-Émilion meurt en 767 au temps de Waïfre. Il fut enterré dans l'église monolithe. Son exemple et ses vertus en firent un modèle, et les gens qui vinrent l'écouter, développèrent le village naissant qui prit bientôt le nom de l'ermite.

Elie Guadet, le conventionnel

Élie GuadetElie Guadet est né à Saint-Émilion, le 20 juillet 1755. Il devint avocat. Âgé de 34 ans au début de la Révolution, il s'intéressa de suite aux affaires publiques. Élu à la Législative, puis à la Convention, il se fait remarquer par ses idées modérées. Mis en accusation en septembre 1793, il doit fuir la capitale. Obligé de trouver refuge, il revient dans son pays et c'est dans la demeure familiale qu'il se cacha avant d'être recueilli par sa belle-sœur, ou de vivre reclus avec ses compagnons d'infortune dans une grotte où on n'accède que par un puits -dit «puits des Girondins»-. Arrêté, il sera condamné à Bordeaux et guillotiné le 18 juin de la même année. Six membres de sa famille subirent le même sort.

L'abbé Daniel Bergey, curé-député

L'abbé Daniel BergeyL'abbé Bergey, natif de la région de Lesparre se prépara tôt aux ordres religieux. Prêtre en 1904, il arriva à Saint-Émilion en 1906 où il devait rester jusqu'à sa mort en 1950. Il fit la guerre de 14-18 comme aumônier militaire, et sa bravoure lui valut la Légion d'honneur.

Dès son retour, il s'engage dans l'action catholique naissante, de même qu'il participe à la défense des prêtres anciens combattants. Très populaire et tribun reconnu de tous, il fut élu député en 1924 avec 30 000 voix de plus que le chef de liste G. Mandel. Réélu en 1928 avec 56% des voix, il s'attacha à défendre la liberté sous tous ses aspects.

En 1925, il prend la parole en gascon à l'occasion des fêtes des Félibrées. Non élu en 1932, il poursuivit avec dévouement sa charge de pasteur.

Interné politique de 1944 à 1946, il s'éteignit en 1950 dans son presbytère.

La municipalité a élevé un buste, en son honneur, sur la place face à l'Église.