L’activité de la ville de Libourne était fréquemment troublée par des maux terribles. Les registres ou rôles du temps signalent des épidémies aussi mystérieuses que funestes, qui apparaissaient à intervalles réguliers : coqueluche, dysenterie, peste ; des hivers extrêmement rigoureux comme en 1904, où le froid fut tel que la Dordogne et l’Isle furent « absolument couvertes de glaces amoncelées, parmi lesquelles les gens de pieds frayaient des routes de passage » ; un tremblement de terre en 1427 qui fit écrouler les murs de l’Hôtel de Ville et le clocher de Saint-Jean, tandis que les bourgeois fuyaient à la campagne ; des pluies chenilles (1414) ou des incursions de loups (1419) qui venaient jusqu’aux portes de Libourne dévorer enfants, chevaux et bêtes à cornes ; des famines, comme celle de 1481 qui fit périr plus de deux cents personnes...